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Musique en couleurs

Par Pascal Vallade, journal Sud-Ouest mardi 13 novembre 2007 :: CULTURE :

Le percussionniste Didier Lamarque prépare un spectacle solo multi-arts.

Le percussionniste Didier Lamarque s’est installé, avec ses toiles et ses «drums» qui foisonnent et remplissent une pièce entière. En plus s’y déroule en ce moment une exposition de peintures et de photographies autour de son univers et de celui de sa compagne Marie.

Didier Lamarque a été un membre fondateur du trio Uppsala en 1976 la puissance luxuriante de sa batterie fait aujourd’hui référence dans l'histoire des musiques amplifiées à Bordeaux. Une formation dont le parcours s’annonçait prodigieux jusqu’à ce jour de 1979 et cet accident avec le camion de la tournée en Belgique où le bassiste Dany Marcombe perdra l’usage de ses jambes.

Didier Lamarque reprendra la route avec ce dernier en 1987 avec leur nouveau groupe, Post Image. Il ira ensuite explorer de nouvelles voies avec Dab Danse puis Jo ELECTRO. Trente années de carrière percutantes dans le courant fusion jazz. Aujourd’hui comme hier Didier Lamarque persiste à vouloir entrer en résonance avec son instrument, pour lui mais aussi pour ses jeunes élèves de l’école de musique Azimut d’Arbanats. Une passion qu’il a transmise à son fils Jonathan, aujourd’hui batteur du groupe rock Molly, un trio là encore.

Didier Lamarque mêle les percussions à la vidéo et à la peinture

Slam et Chant. Le musicien franchit une nouvelle étape aujourd’hui en s’apprêtant à jouer seul. «Didier Lamarque s'exp(l)ose» est le spectacle qu’il va donner dans quelques jours. Une heure et demie de spectacle solo en trois actes enchaînés (primitif, jazz, contemporain) mêlant percussion, vidéo voix et peinture au service du rythme et de la couleur. Il peint en effet depuis 1970 des huiles sur toiles et des décors scéniques, avec l’envie de construire un jour un pont entre rythme musical et rythme pictural. «J’ai voulu m’assumer en tant que leader de groupe et là je suis leader de moi-même.» dit-il sur le ton de la sagesse. «Je n’avais jamais envisagé de jouer seul, ce sera la première fois. Avec ce spectacle je n’ai plus de limites, je joue ce que je veux. Ce sont les images qui m’ont permis d’écrire la partition. C’est pour moi plus construit par rapport à mon parcours de batteur.» Le slam sera aussi de ce voyage très personnel. Une expérience qui est visible depuis le 17 novembre 2007 dans différentes salles françaises.

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